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Pour la Nuit des Arts, la danseuse expose son anatomie

publié le 18.05.2016

Ce samedi 21 mai, le Loup revient à Roubaix pour la Nuit des Arts. 38 lieux insolites et authentiques ouvrent leurs portes aux artistes et créateurs. Nous avons poussé celle de la Danseuse, atelier d'artistes qui accueille Laurie Joly pour "Le limon mis en pièces".

A peine arrivée à Roubaix, la Danseuse participe déjà à sa première Nuit des Arts. L'Atelier d'artistes, initié par David Ritzinger, le directeur artistique du lieu et également responsable de la galerie La Belle Epoque à Villeneuve d'Ascq, accueille pour une carte blanche la jeune artiste Laurie Joly.
Pas encore sortie du cursus universitaire des Beaux Arts de Bruxelles, Laurie Joly présentera en solo sa production depuis plus de deux ans autour du corps et de la fragmentation. "Je souhaite amener le spectateur dans ma démarche artistique, détaille la dessinatrice, avec l'idée de fragmentation et l'idée corporelle. J'ai inclus dans cette exposition la notion de planche anatomique".
Réalisés à la poudre de fusain ou au graphite, une vue d'une mâchoire, d'une colonne vertébrale ou d'un buste écorché. Les détails sont saisissants, l'ensemble loin d'être purement scientifique. "C'est un thème récurrent qui nourrit mon intérêt. J'ai récemment fréquenté le musée de l'anatomie à Bruxelles, ça été une véritable source d'inspiration."

Un lieu et une époque sulfureux
Sortir des sentiers battus, interpeller le public et mettre en avant les sujets un peu pointus, un peu complexe ou même un peu durs, c'est l'objectif de David Ritzinger : "La danseuse est un lieu d'édition et de production artistique. Nous sommes auto-financés grâce à nos productions ce qui nous permet de toucher à des sujets parfois compliqués à aborder comme les différences, la religion ou le sexe. Nous voulons tendre vers l'idée que les gens s'approprient les oeuvres."
Alors, pourquoi "la Danseuse" ? Plusieurs explications au sujet mais la principale vient d'une expression désuète : "De la fin du XIXe siècle à la Première Guerre Mondiale, avoir une danseuse signifiait entretenir une femme, une maîtresse. On montrait sa richesse en entretenant quelqu'un. Et c'est ce qu'on veut pour l'atelier. On veut dire aux artistes, aux collectionneurs, aux amateurs : investissez vous pour ce lieux, pour la diffusion de la pratique artistique. Et puis, la Belle Epoque, c'est une période un peu sulfureuse, qui pique". Un presse-papier représentant une danseuse en grand écart trouvé sur une brocante à Lièges a fini d'achever la symbolique du lieu.

Retrouvez tous les 38 lieux et leurs atmosphères

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L'univers de Laurie Joly

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